Ce jeudi 4 octobre, l’Unamur a décerné le titre de docteur honoris causa à l’asbl BXLRefugees ainsi qu’à son pendant namurois « Citoyen Solidaire ». Cette récompense vise à saluer le travail effectué pour les réfugiés du parc Maximilien, à Bruxelles.

Quelque semaine auparavant, dans la même idée de promouvoir la solidarité face à la haine, l’Unamur s’est déclarée université hospitalière. En effet, ce 7 septembre, le conseil d’administration a approuvé la note à l’unanimité ! Note positive et encourageante dans le paysage désolant de l’actualité migratoire.

Face à la radicalisation d’une partie de la classe politique, de nombreux citoyen.ne.s qui ne se reconnaissent pas dans les politiques du gouvernement se sont levés pour proposer une alternative solidaire sur les questions migratoires.

Un des plus beaux exemples est la plateforme citoyenne d’hébergement. Née il y a un an, elle compte maintenant plusieurs dizaines de milliers de membres actifs. La plateforme citoyenne d’hébergement a été créée dans une optique d’abord humanitaire. Mais ensuite, elle a mobilisé de nombreuses fois plusieurs milliers voire dizaines de milliers de citoyen.ne.s dans la rue pour s’opposer aux nouvelles mesures du gouvernement en matière de migration (contre les visites domiciliaires et pour une politique migratoire plus humaine). C’est une part considérable de l’opinion qui appelle maintenant les politiques à adopter des mesures pour plus d’hospitalité.

En 2017, face à l’inflexibilité du gouvernement fédéral, le CNCD 11.11.11 avec plusieurs autres associations a lancé la campagne « commune hospitalière ». Le principe de cette campagne était d’agir à un niveau politique local, par le biais d’interpellation citoyenne, pour plus d’hospitalité vis-à-vis des personnes migrantes. Cette campagne est un succès avec aujourd’hui 65 communes déclarées « communes hospitalières » et plus de 100 actions communales en cours.

En 2017 est alors lancée de façon similaire la campagne « Ecole/Université/Ecole Supérieure des Arts Hospitalière ». Il s’agissait de mobiliser l’enseignement supérieur pour le rendre plus accessible aux personnes issues de la migration.

Depuis début 2018, la FUCID a travaillé avec le CEINA, l’AGE ainsi que des étudiant.e.s mobilisés sur la question, afin de rédiger une note destinée au Conseil d’Administration de l’Unamur. L’objectif était que l’université rejoigne ce large mouvement d’hospitalité. C’est maintenant chose faite.

Nous pouvons nous féliciter car la note qui a été adoptée en ce début d’année est particulièrement ambitieuse. Elle prévoit, entre autres, l’ouverture d’un poste à mi-temps, dont la mission serait d’apporter une aide technique et administrative aux étudiant.e.s internationaux et de faciliter leur intégration à l’Université.

Afin d’atteindre cet objectif, plusieurs projets vont voir le jour. Tout d’abord un parrainage des étudiant.e.s étranger.e.s par des étudiant.e.s belges organisé par le CEINA. Par ailleurs, la création d’une plateforme/collectif d’étudiant.e.s est prévue qui aurait pour tâche d’organiser des activités sur le campus. Ces activités auront deux objectifs : d’une part l’intégration des étudiant.e.s migrant.e.s/étranger.es sur le campus et d’autre part la sensibilisation des autres étudiant.e.s sur les questions migratoires, de racisme et d’interculturalité.

Si tu es motivé.e et que tu veux prendre part à l’un de ces deux projets ou au groupe de réflexion sur l’université hospitalière, n’hésite pas à nous contacter ou passer aux bureaux de la FUCID pour qu’on puisse en parler de vive voix !