Changeons le système, pas le climat !

À la suite de la conférence « La société malade de l’hyperconsommation » co-organisée par la FUCID le 18 octobre, un participant regrettait que la voix du Sud n’ait pu être entendue sur le sujet. Dans la continuité du débat, la FUCID vous propose ici un aperçu de ce que des ressortissant·e·s africain·e·s pensent de la décroissance, mouvement qui critique acerbement la surconsommation.
Parmi la littérature abondante disponible sur le thème de la décroissance, le « Sud » se fait plutôt discret. Si les relations Nord-Sud y sont souvent abordées, leur traitement reflète souvent le point de vue de chercheur·se·s occidentaux·ales et rarement (voire jamais) celui de citoyen·ne·s du Sud. Qu’en ressort-il, quand les principaux·ales intéressé·e·s s’expriment sur le sujet ? Bonne lecture !

Mobilisation pour le climat

Le week-end du 3, 4 et 5 novembre, 85 étudiant·e·s namurois·e·s se sont rendu·e·s à Bonn pour manifester leur intérêt et leur engagement face aux changements climatiques. Après un week-end d’action, le constat est sans appel : se mobiliser à Bonn est important mais se mobiliser chez soi, dans son pays, dans sa commune, est une nécessité absolue. Faire pression sur nos dirigeant·e·s et exiger d’eux·elles de respecter leurs engagements est un des enjeux principaux à la sortie de la COP23.

Passez à l’action !

Le samedi 18 novembre, un groupe d’étudiant·e·s et de citoyen·ne·s namurois·e·s a décidé d’organiser une journée d’action pour montrer que la population se soucie de l’évolution catastrophique de notre climat.

Concrètement ?

En réponse à l’appel à action « ACT NOW » (lien vers la vidéo Facebook du mur Fucid), une manifestation collective à vélo est prévue à Namur afin de faire passer un message clé : montrer que le climat est une priorité. Tout cela dans un cadre festif et convivial : une belle occasion de se mobiliser pour notre planète ! D’autre activités sont prévues tout au long de la journée pour sensibiliser aux changements climatiques et pour transmettre des moyens de consommer moins d’énergie.

Pourquoi ?

Aujourd’hui, les engagements des gouvernements du monde entier sont nettement insuffisants. Ils nous placent sur la voie d’un réchauffement de 3,4 °C. La Belgique est très loin d’être un bon élève. Pour rester en dessous de 2°C de réchauffement, nous devons passer à l’action maintenant. Les choix que nous faisons aujourd’hui déterminent notre avenir !

Envie de rejoindre l’initiative ?

Rendez-vous pour la masse critique le samedi 18/11 à 14h à la Place d’Armes à Namur.
Pour plus d’informations voir l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/151902025554806/

Vers un enseignement de la médecine plus inclusif ?

Pas loin de 100 personnes s’exprimaient ce 26 octobre au centre de la Croix Rouge d’Yvoir en faveur d’un cursus en médecine plus ouvert à l’interculturalité. Professionnel·le·s de la santé, étudiant·e·s du secteur (para)médical, membres d’associations diverses – belges d’origine belge et personnes issues de l’immigration – ont participé ce 26 octobre au centre de demandeur·se·s d’asile d’Yvoir à six tables rondes sur le thème de l’interculturalité dans les soins de santé :

Le racisme et la discrimination dans le contexte des soins de santé
Chocs culturels vécus au quotidien dans les soins de santé : échange d’expériences
Les difficultés d’accès à l’aide médicale
Comment accompagner des patient·e·s qui s’inscrivent dans un autre type de médecine et de vision du monde ?
Comment accompagner des patient·e·s qui maitrisent peu le français à l’oral et à l’écrit ?
Les questions de genre en contexte multiculturel
L’objectif : identifier, à partir d’expériences de vécu, des pistes de changement au niveau de l’enseignement supérieur.

Patient·e·s et professionnel·le·s de la santé belges d’origine belge et issu·e·s de l’immigration s’accordent à dire que la formation des soignant·e·s à l’interculturalité et aux questions de genre, aussi nécessaire soit-elle, fait actuellement défaut.

Dans le cadre de Tout Autre Enseignement Supérieur, la FUCID et ses partenaires se réuniront dès lors les 16 et 23 novembre prochains à 14h dans nos bureaux (rue Bruno 7, Namur) pour décortiquer ensemble les réflexions partagées à l’occasion des tables rondes, identifier et approfondir des suggestions à relayer au sein de la faculté de médecine. Un groupe de travail élaborera ainsi une note de recommandation, qui sera diffusée lors de la semaine d’actions Tout Autre Enseignement Supérieur, du 19 au 23 février 2018.
Intéressé·e·s ? La réunion des 16 et 23 novembre (14h à la FUCID) est ouverte à tou·te·s, sur inscription (anne-sophie.tirmarche@unamur.be). N’hésitez pas à nous y rejoindre !

On a couru pour le Climat !

Plus de 400 personnes ont couru mercredi 18 octobre lors du premier « Je cours pour le climat – Défi : zéro déchet ». Ce jogging se déroulait à quelques jours de la 23e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) qui se tiendra à Bonn en novembre.

Pourquoi courir pour le climat ?

Le but était de sensibiliser un maximum de gens sur les effets du changement climatique. Nous voulions mobiliser les citoyen·ne·s pour poursuivre les efforts entrepris depuis la COP21 de Paris et les inviter à Bonn pour la COP23.
Il s’agissait également de promouvoir la mobilité douce. « Cette course est l’occasion de sensibiliser à la pratique de la course à pied, de la marche ou du du vélo et donc de sensibiliser les gens aux changements climatiques », s’exclamait Carlo Di Antonio, ministre wallon de l’environnement, qui a donné le coup d’envoi de la course. « La vision évolue, de plus en plus de personnes pensent au climat, laissent leur voiture, partent à pied sans oublier que c’est meilleur pour la santé », conclut-il.

Et ça marche ?

Suite à une enquête menée auprès des coureur·euse·s les jours suivant la course, on constate que 100% des participant·e·s étaient conscient·e·s de la thématique de l’activité, 27 % d’entre eux·elles affirment avoir d’avantage parlé du climat avant et après l’événement et 28% avoir appris de nouvelles informations sur le réchauffement climatique.
En effet, outre l’événement sportif, une douzaine d’associations, de collectifs et de kots à projets ont répondu présent·e·s pour sensibiliser les citoyen·ne·s. Ils·elles ont tenu des stands accessibles toute l’après-midi et proposant diverse activités. Au programme entre autre : semis de plantes comestibles, calcul de votre empreinte carbone ou encore tips pour améliorer votre mode de vie Zéro déchet.
Justement, cet événement voulait relever le Défi : Zéro déchet. A-t-on réussi ? Plusieurs mesures ont été prises pour minimiser au maximum les détritus : vaisselle pour aller chercher son repas au Foodtruck, gobelets réutilisables au bar et au ravitaillement, îlot de tri, pas de goodies inutiles distribués à tout va, pas d’affiches ou de flyers papier (pub uniquement via le web),… Pourtant, force est de constater que nous devrons mettre les bouchées doubles l’année prochaine pour que nos poubelles restent vides !

Un brin de nostalgie ?

Si vous souhaitez connaitre les résultats précis de la course, vous pouvez vous rendre sur le site de Zatopek Magazine. Vous y trouverez également les deux albums photos de l’événement.
Pour notre part, nous sommes enchantés de cette première édition et avons été ravis de le co-organiser avec le Quai 22, Zatopek Magazine et le Pôle Académique Namurois. Nous tenons également à remercier particulièrement nos courageux·euses signaleur·euse·s, nos bénévoles, les associations et collectifs et les kots à projets qui nous ont aidé à rendre cette aventure possible.
A l’année prochaine !

Aurélie Mayné

Crédit photo : Simon Fusillier

« Oza wapi docteur ? » au centre de la Croix Rouge d’Yvoir

Pas moins de 200 personnes se sont rendues au centre de la Croix Rouge d’Yvoir ce 26 octobre pour assister à la dernière représentation de la pièce de théâtre-action « Oza wapi docteur ? ». Jouée en semi-improvisation par des étudiantes de médecine de l’UNamur, des demandeurs d’asile et des membres du Comité Afro-Européen, cette création collective, construite à partir d’expériences de terrain, a sensibilisé un large public à l’interculturalité dans les soins de santé.
Comment accompagner des patient·e·s qui s’inscrivent dans un autre type de médecine et de vision du monde ? Comment lutter contre le racisme et la discrimination dans le contexte médical ? Tout le monde a-t-il réellement accès aux soins de santé ? Les professionnel·le·s tiennent-ils·elles suffisamment compte des questions de genre dans leur pratique ? Comment accompagner des patient·e·s qui maitrisent peu le français à l’oral et à l’écrit ? Comment gérer au mieux les chocs culturels ? Autant de questions soulevées par les comédien·ne·s, la FUCID et ses partenaires, et abordées à l’occasion des six tables rondes correspondantes qui ont suivi la pièce.

Une belle occasion pour des professionnel·le·s de la santé, étudiant·e·s du secteur (para)médical et membres de différentes asbl et ONG – un peu moins de 100 participant·e·s en tout – d’échanger sur leurs pratiques respectives à partir d’expériences vécues… et de proposer des pistes de solution. Car c’est bien un changement structurel que ce processus de long terme vise : améliorer la formation des soignant·e·s à l’interculturalité en intégrant ces questions au cursus. Ce fil conducteur a permis de dégager quelques pistes – encourager les pédagogies actives du type simulations et jeux de rôle, développer les compétences en communication, intégrer des concepts tels que la discrimination et le racisme dans les cours, ainsi que les questions de genre… Des enjeux auxquels s’attèleront tout au long du mois de novembre la FUCID et leurs partenaires, pour construire un Tout Autre Enseignement Supérieur, plus inclusif et ouvert sur le monde !
Anne-Sophie Tirmarche

René·e, on a bloqué une mine de charbon!

A l’occasion de la COP23, 85 étudiant·e·s namurois·e·s se sont rendu·e·s à Bonn pour faire pression sur les délégations et manifester leurs inquiétudes face aux changements climatiques. Mise en situations, manifestations, rencontres de délégations et actions directes furent au menu de ce week-end haut en couleur. Une partie du groupe a également décidé de participer au blocage d’une mine de lignite, faisant partie des plus polluantes au monde.

FUCID ! COP ou pas COP d’aller à Bonn ?

Pour couronner plus d’un mois de campagne intensive (Justice climatique, COP ou pas COP?) combinant conférences, débats, mobilisation et activités en tout genre, la FUCID est partie avec 85 étudiant·e·s super motivé·e·s à Bonn, ville d’accueil de la COP23. Au programme : rencontre avec les délégations du nord et du sud, manifestation, action directe, participation aux sommets citoyens et aux activités encadrées par les Nations Unies. Il y en avait pour tous les goûts ! Alors qu’une partie des étudiant·e·s se forgeait une opinion sur les défis de la COP, une autre s’est rendue à l’action Ende Gelände pour bloquer la mine de lignite de Garzweiler, une des plus polluante au monde en termes de CO2. Partant d’une manifestation autorisée sensée faire le tour de la mine, 3000 activistes déterminé·e·s, dont le groupe de la FUCID surnommé les Currys pour l’occasion, s’est détourné du parcourt pour rentrer directement dans la mine et bloquer les infrastructures d’extraction. Un véritable parcours du combattant qui a mené les militant·e·s au pied d’une excavatrice titanesque toute droit sortie d’un film de science-fiction. Bravant le vent, la pluie, les poussières de charbon et les harcèlements de la police allemande, nos activistes ont réussi à maintenir leur position jusqu’à la nuit avant d’être évacué·e·s par les force de l’ordre.

L’Allemagne sur le mauvais chemin

L’Allemagne, qui héberge la COP23, a décidé en 2011 de sortir du nucléaire et pour se faire d’utiliser le charbon comme énergie transitoire. Cette décision la propulse à la première place mondiale en termes d’émission de CO2, devant la Chine et les Etats-Unis. Nous saluons la décision de sortir du nucléaire, mais l’Allemagne avait d’autres options pour assurer sa transition énergétique. Elle aurait pu, par exemple, mobiliser des centrales au gaz naturel, plutôt que revenir au charbon, source d’énergie fossile la plus néfaste à notre planète.

Un bilan positif

Grâce à leur action, les militant·e·s d’Ende Gelände venu·e·s de partout dans le monde ont pu mettre en lumière cette situation et préserver notre écosystème de plusieurs tonnes de CO2 : trois excavatrices auront été bloquées durant une journée entière. 1 journée de blocage et 3 machines, cela peut paraître peu, mais quand on pense que l’impact quotidien de la mine en terme de pollution correspond à 59 allers-retours Paris/New-York, on se dit que ça valait le coup de prendre un bus jusqu’à Bonn, non ?
Crédit photos : Julien Bauwens

Opération 11.11.11 sur le campus

L’opération 11.11.11 est aussi sur le campus de l’UNamur du 3 au 18 novembre 2017. Pendant 15 jours, les Belges pourront montrer que la solidarité internationale a toujours du sens et une place vitale. Qu’il s’agisse de lutter contre le réchauffement climatique, pour une politique migratoire respectueuse des droits humains, pour le droit à l’alimentation ou le travail décent… Soutenir 11.11.11, c’est construire, chacun à son échelle, un monde juste et durable.
Via la FUCID et différents relais sur le campus, les produits suivants vous seront proposés :
– Le calendrier (20 euros)
– Le livre cuisine saveurs (6 euros)
– Le livre cuisine la route du chocolat (7 euros)
– Cacao (3 euros)
Plus d’infos en envoyant un mail à catherine.dehalu@unamur.be

308 GSM recyclés !

La collecte d’anciens GSM à l’UNamur (du 9 au 18 octobre) a rencontré un franc succès :
– 215 GSM ont été récoltés via les secrétariats des facultés, des départements, la FUCID et le CMP
– 93 GSM via des cercles d’étudiants et kots à projets

Un projet autour de la consommation
Cette campagne, qui était proposée dans le cadre de la semaine du commerce équitable sur différents campus, braque les projecteurs sur un bien de consommation courant afin de nous faire réfléchir à nos modes de consommation. La collecte a fait l’objet d’un concours qui récompensait la secrétaire ou l’équipe de secrétaires qui récoltai(en)t le plus de GSM possible. Ce concours a été remporté par l’équipe des secrétaires de Philo et Lettres, qui bénéficieront d’un repas dans un restaurant équitable. Bravo à elles et merci à toutes les secrétaires de l’UNamur qui ont participé à cette action.

Que ferons-nous de vos GSM ?
Nos vieux GSM peuvent en effet être réparés ou recyclés car ils contiennent des métaux précieux, rares, qui peuvent être réutilisés…
Les GSM en bon état, qui peuvent être remis à neuf, seront donnés à Cyreo, coopérative à finalité sociale qui répare et revend les petits électro, à Gembloux, https://www.cyreo.be/
Les autres seront envoyés à OXFAM qui les recycle et dont les bénéfices lui permettront de soutenir des projets au Sud. https://www.oxfamsol.be/fr/gsm

Silence radio

La FUCID étant l’ONG du campus de Namur, les mois de décembre et janvier ont un léger goût de blocus, d’examens et de délibés chez nous aussi. Nous en profitons alors pour travailler davantage des questions de fond, préparer un second quadrimestre à votre hauteur et puis se reposer aussi un peu 🙂 Il n’y aura donc pas de Newsletter FUCID en décembre et janvier. A l’année prochaine !

Pas d'évènement en ce moment.

Semaine d’Actions

Pourquoi refaire l’enseignement supérieur ?

Parce que les campus ne sont pas épargnés par le racisme et le sexisme.
Parce que l’enseignement des sciences éco et de la gestion manque de pluralisme.
Parce qu’on ne se bouge pas toujours assez pour faciliter la transition.
Bref, parce que l’enseignement supérieur peut faire beaucoup plus pour prendre à bras le corps les enjeux sociaux, économiques, politiques et environnementaux de notre temps !

Qu’est-ce que la semaine d’actions Tout Autre Enseignement Supérieur ?

Chaque année fin février, un concentré d’activités en tous genres (saynètes, défis, conférences-débats…) sur plusieurs sites, en faveur d’un enseignement supérieur qui contribue à une société démocratique, solidaire, coopérative, écologique, juste, égalitaire, émancipatrice, créative, plurielle et réjouissante… soit les valeurs du mouvement citoyen Tout Autre Chose.

Pourquoi une semaine d’actions ?

– Pour donner une visibilité aux initiatives en cours et en encourager de nouvelles
– Pour renforcer la synergie entre citoyen·ne·s et associations qui aspirent à un enseignement supérieur plus adapté aux besoins de la société actuelle
– Pour donner plus de poids à d’éventuels moments de plaidoyer académique et auprès de Hautes Ecoles

Quelles sont les thématiques abordées jusqu’à présent ?

– Le pluralisme dans l’enseignement des sciences économiques et de gestion
– La transition sur les campus
– La multiculturalité, le genre et la mixité sociale
– La pédagogie
– … Il y a de la place pour d’autres thématiques, on n’attend plus que vous !

Vous voulez mettre sur pied une activité dans le cadre de la semaine d’actions TAES ? Alors, merci de nous faire parvenir ce formulaire pour le 14 janvier au plus tard ! D’ici là, nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire (anne-sophie.tirmarche@unamur.be) !

Tout Autre Enseignement Supérieur à TOUTES et TOUS : étudiant·e·s, professeur·e·s, chercheur·se·s de Haute Ecole ou d’université, tous piliers confondus, membre d’une association ou tout·e autre citoyen·ne intéressé·e.

On veut de grands changements, pas de grand-messes !

Chaque année c’est pareil ! Quels que soient les résultats qui ressortent des COP (Conference Of the Parties : négociations internationales sur le climat sous l’égide des Nations Unies), tout le monde se félicite du merveilleux travail accompli et de la beauté d’être tous réunis pour discuter du climat. Mais derrière les beaux sourires et les discours policés, les choses ne changent que marginalement. L’objectif de ne pas dépasser les 2° de réchauffement (acté à Paris durant la COP21) et de tout faire pour rester en dessous de la barre des 1,5° semble progressivement nous échapper. Un réchauffement de 2° peut sembler dérisoire mais c’est la limite maximale fixée par les scientifiques avant que notre habitat ne soit gravement et irréversiblement déstabilisé. Un réchauffement de 2° aurait un impact catastrophique sur l’agriculture, l’habitat et les équilibres naturelles terrestres. Il s’agit donc d’un plafond absolu, pas d’un objectif. Aujourd’hui, les mesures prises par nos gouvernements nous placent pour le moment sur la voie d’un réchauffement à 3,4°…

Pourtant les solutions existent pour diminuer radicalement nos émissions de CO2 (principal gaz à effet de serre). L’objectif de 2° n’est donc pas seulement absolument nécessaire, il est aussi absolument atteignable. Il demande simplement une bonne dose de volonté politique.

La FUCID a mené durant tout le mois d’octobre une campagne de sensibilisation et d’action sur les enjeux climatiques aboutissant à une mobilisation à Bonn (ville d’accueil de la COP23) les 3, 4 et 5 novembre. Les participant·e·s ont pu prendre part à différentes activités allant de la conférence à l’action directe. Toutes ces actions menées avant le début de la COP avaient pour objectif de mettre la pression sur les négociateur·trice·s et de manifester l’intérêt de la société civile sur les questions climatiques.

Aujourd’hui, alors que les négociations sont toujours en cours, il est déjà temps de préparer l’après COP23 ! Les bénévoles de la FUCID et les autres étudiant·e·s actif·ve·s sur les questions climatiques ont décidé de ne pas laisser les belles paroles masquer la réalité. Ils·elles organisent donc en collaboration avec la plateforme citoyenne nationale « ACT NOW » une grande mobilisation sur Namur le 18 novembre ! L’objectif est de mettre en lumière les décisions prises à la COP23 et de replacer l’objectif des 2° au centre du débat. Une « masse critique » (mobilisation de masse à vélo, festive et conviviale) sera organisée à Namur à partir de 14h et d’autres activités auront lieux ce jour-là. Toutes les infos sur l’événement Facebook

Mobilisons-nous en masse pour le climat, notre avenir à tou·te·s en dépend !

Résumé

Analysant finement les divers mécanismes de l’hyperconsommation, Philippe Moati montre en quoi ils minent le lien social et fragilisent les personnes, créant un appel d’air pour un retour en force des fondamentalismes de toute nature. Il propose des voies de sortie, qui n’excluent pas la consommation mais la remettent à sa place, dans un projet de refondation de la modernité au service de l’homme, du « vivre-ensemble » et dans le respect de la nature.

Rita Rixen

Avec ce livre, Philippe Moati, professeur d’économie à l’université Paris-Diderot et cofondateur de l’Observatoire Société et Consommation (ObSoCo) éclaire ce qui dans le capitalisme conduit à l’hyperconsommation et génère paradoxalement frustrations et exclusions tout en mettant en péril le lien social et le vivre ensemble. Il formule des propositions pour instaurer une économie centrée sur ce qu’il nomme les « effets utiles ».

Pour lui, le capitalisme existera toujours car, de tout temps, il a su s’adapter. Aux acteur-trice-s de la société civile à bousculer ce courant pour qu’il trouve de nouvelles formes et évolue avec un modèle de société plus durable, plus sociale.
Il fait le pari que c’est possible, si le consommateur oriente le modèle de consommation de l’« avoir » vers le « faire » (matériel, fournitures, services) qui est de nature à remettre la consommation au service du bien-être. C’est sans doute aussi une manière de nous préparer à ce que l’avenir, peut-être, nous prépare.
Il n’est pas si fréquent d’oser parler de capitalisme lorsqu’on parle d’alternative…. C’est ce qui nous a séduit chez cet auteur, qui reste par ailleurs très critique et nuancé dans ses propos.