Changeons le système, pas le climat !

L’Humanité endettée
Cette année, le mercredi 2 août est le jour où nous avons commencé à vivre à crédit sur notre planète bleue. C’est-à-dire que nous avons consommé toutes les ressources que notre Terre est capable de produire et absorber en une année. Toute activité effectuée depuis cette date a engendré une surexploitation des écosystèmes et a mis en péril leur régénération. C’est en 1970 que nous sommes devenus pour la première fois déficitaires vis-à-vis de notre environnement et ce « jour du dépassement » survient un peu plus tôt chaque année.

Auprès d’une Planète en banqueroute
Si l’ampleur et la gravité de cette surexploitation de notre environnement restent encore un peu floues, une chose demeure certaine : les équilibres naturels que nous connaissons aujourd’hui vont connaitre d’importantes modifications. L’actualité de cette année n’a fait que confirmer une tendance déjà bien marquée : l’Atlantique a été le théâtre de cyclones à répétition tous plus violent les uns que les autres, la fonte du permafrost a engendré des éboulements titanesques en Europe, des sècheresses de plus en plus longues sont suivies de périodes de pluies diluviennes qui détruisent tout sur leur passage, etc. Toutes ces catastrophes qualifiées de « naturelles » (alors que l’activité humaine est en partie responsable) engendrent chaque année un nombre tragique de victimes et des dégâts matériels considérables.

Quelle injustice ?
Ces changements vont également avoir un impact important sur l’organisation des communautés humaines dans le monde. Même si tous les pays du globe se voient touchés par les dérèglements climatiques, ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. Certains pays payent le prix fort alors que leurs émissions de gaz sont minimes. Il y a donc en ce sens une injustice climatique flagrante.

Cette injustice réside concrètement dans le fait que les pays qui émettent le plus de dioxyde de carone et de gaz à effet de serre (responsables de la majorité des dérèglements climatiques) sont localisés principalement au Nord alors que la majorité des victimes de ces dérèglements se situent dans les pays du Sud. Les populations du Sud doivent assumer les conséquences d’un phénomène qu’elles n’engendrent pas. Cette injustice est loin d’être anecdotique ou dérisoire. Pour donner un exemple simple, les deux plus gros pollueurs de la planète, à savoir la Chine et les Etats-Unis, concentrent à eux seuls plus de 40% des émissions globales. Ces derniers rechignent à mettre en place des réformes sous prétexte qu’un changement de cap énergétique pourrait affecter leur croissance économique. Le nuage toxique qui a campé plus d’une semaine sur l’Ouest de la Chine en janvier dernier a pourtant été un juste retour de manivelle. Ce phénomène montre également les limites d’un système basé sur une croissance débridée qui ne tient pas compte de l’environnement.

Changeons le système, pas le climat !
Ce ne sont pas les populations du Sud qui doivent être victimes des effets secondaires et incontrôlés de l’activité économique des pays industrialisés. Les responsables des dérèglements climatiques doivent assumer leurs parts de responsabilités et dédommager les populations lésées. Une assistance aux pays du Sud couplée à une diminution des émissions devrait donc être mise en place. La problématique environnementale met également en avant la question des dérives du système capitaliste qui sacrifie les peuples et la planète pour servir son insatiable besoin de croissance. Le débat dépasse de loin les quotas de CO2.

Plus le temps passe, plus le monde se rend compte du véritable prix de la croissance, des sacrifices immenses qu’elle exige sans redistribuer équitablement ses bénéfices. Dans ce contexte, on pourrait tendre à la nostalgie et se tourner vers le passé pour se consoler : « c’était mieux avant, on pouvait courir dans les villes sans craindre de s’intoxiquer », « c’était mieux avant, il y avait de la neige en hiver », « c’était mieux avant, les abeilles s’occupaient de la pollinisation », « C’était mieux avant, … ». Mais la solution réside dans l’action présente : Avant, c’est maintenant ! Mobilisons-nous face aux dérèglements climatiques !

Jean-Gabriel Vermeire

Je Cours pour le Climat Namur – Défi Zéro déchet

🏆 Je Cours Pour Le Climat – Défi : Zéro déchet ! est une course de 10km à parcourir seul-e ou en équipe-relais. L’évènement est organisé en soirée, sur une boucle de 2.5km à parcourir 4 fois. Le parcours met à l’honneur l’eau (les bords de la Sambre), la nature (le très beau parc Louise-Marie), la ville (le centre historique) et le monde de l’enseignement supérieur (Pôle Académique de Namur) qui forme les citoyen-ne-s de demain.
🏆 Ces éléments cadrent plutôt bien les enjeux qui seront abordés lors de la 23e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) qui se tiendra à Bonn en novembre 2017. Son but ? Atténuer les effets du changement climatique et poursuivre la mise en œuvre concrète de l’accord de Paris (contrairement à Donald). Mais cela implique aussi un effort de la part de chacun-e de nous. Des résolutions qui paraissent mineures à l’échelle individuelle finissent par avoir de l’impact lorsqu’elles s’additionnent les unes aux autres. Après les espoirs nés à Paris lors de la COP21, c’est l’occasion de se remobiliser pour poursuivre et renforcer les efforts entrepris !
🏆 ATTENTION ! la participation est limitée à 800 personnes. Les équipes-relais, de 2 ou 4 personnes, sont encouragées de manière à rendre l’évènement plus accessible et familial.
🏆 DETAILS PRATIQUES :
🏃 OU ? Le rendez-vous est donné à l’Arsenal de Namur (UNamur), Rue Bruno 11.
🏃 HORAIRE : Remise des dossards : 17h45-18h30
Départ de la course : 19h.
🏃 PARCOURS : Les participants emprunteront une boucle de 2.5km (à réaliser 4 fois pour atteindre 10km) animée par des associations engagées dans le domaine de l’environnement.
🏃 AMIS-FAMILLE : Des animations sont prévues durant le temps de la course pour les personnes qui vous accompagnent !
🏃 PRIX : Au-delà des dons personnels, 1€ par participant(e) ou équipe sera reversé à une cause écologique présente lors de l’évènement.
🏃 COMPETITION : Il est prévu – même si l’esprit est plus festif que compétitif – de chronométrer l’évènement. Il y aura trois types de classement : individuel (10km), par équipe en duo (2x5km ou 1x2.5km et 1x7.5km) et par équipe de 4 (4x2.5km). Pour les équipes de 4, il est possible de le courir à trois aussi (1 des 3 courrait 5km au lieu de 2.5km).
🏃 INSCRIPTIONS :
http://prod.chronorace.be/inscriptions/choixformulaire.aspx?eventId=1187249219756194&hash=bXJKiK1M2_hSLue7Oddprdx-FMo&master=iframe

Oza Wapi docteur ?

Vous voulez contribuer à une ouverture multiculturelle dans la formation des soignant·e·s ?

La FUCID et un Tout Autre Enseignement Supérieur vous invitent à la représentation de la pièce de théâtre « Oza wapi docteur ? », créée et jouée par des étudiantes de médecine et des personnes issues de l’immigration. La pièce sera suivie d’une animation de théâtre-forum le 25 octobre en soirée et, le 26 octobre après-midi, de tables rondes sur le thème de l’interculturalité dans les soins de santé, en présence de nombreux partenaires.

La FUCID fait peau neuve !

Il était temps de changer le look de notre site : voilà qui est fait ! Après des mois de travail de toute l’équipe FUCID, bienvenue sur notre nouveau site internet : www.fucid.be

Défi : récolter 500 GSM à l’UNamur !

Durant la semaine du commerce équitable organisée un peu partout en Belgique, la FUCID, en partenariat avec d’autres services ou associations, propose de réfléchir – un peu plus durant cette période que l’habitude – à nos modes de consommation en braquant les projecteurs sur un bien courant. Cette année, focus sur les GSM.

Sachant que le Belge change de GSM en moyenne tous les 3 ans (soit un GSM est jeté ou rejoint un tiroir toutes les 10 secondes…), la FUCID vous propose une action concrète : une récolte de GSM sur le campus de l’UNamur via différents secrétariats.

Les GSM en bon état, qui peuvent être remis à neuf, seront donnés à Cyreo, coopérative à finalité sociale qui répare et revend les petits électro, à Gembloux.

Les autres seront envoyés à OXFAM qui les recycle (via la société Out  of Use ). Les bénéfices lui permettront de soutenir des projets au Sud.

Notre défi à l’UNamur : récolter 5 000 GSM … Nous avons donc besoin de vous !

Les campus de Gembloux Agro-Bio Tec. et l’HEPN sont partenaires. Renseignez-vous.

Les MIDIS s’offrent une page !

Activité emblématique de l’ONG du campus, les MIDIS de la FUCID ont désormais une page
Facebook qui leur est dédiée.

Pas d'évènement en ce moment.

L’enseignement supérieur peut faire beaucoup plus pour prendre à bras le corps les enjeux sociaux, économiques, politiques et environnementaux de notre temps. Vous partagez cette conviction ?
Vous voulez accélérer la transition sur les campus, protester contre le biais néolibéral des cursus en économie et gestion, donner une plus grande place à l’interculturalité, varier les pédagogies ou… tout autre chose ? Alors, rejoignez le groupe un Tout Autre Enseignement Supérieur !

Une réunion est prévue le 24 octobre à 18h à la FUCID.

Pourquoi ? Pour accueillir les nouvelles et nouveaux membres et pour organiser ensemble la semaine d’actions Tout Autre Enseignement Supérieur de février !

Tous à Bonn pour la COP23 !

Les enjeux climatiques t’intéressent ? Tu aimerais savoir comment se négocie notre climat et comment tu peux influencer le processus ? La FUCID te propose de venir te poser au cœur de l’action, à Bonn, durant la COP 23. Une occasion en or de s’engager et de se mobiliser pour notre planète !!! 🌎✊🌎✊🌎

Concrètement ça veut dire quoi ? La FUCID organise un départ en bus depuis Namur le vendredi en soirée (l’heure précise reste à confirmer), direction : Bonn ! Sur place nous logerons dans des gymnases mis à notre disposition par l’université de Bonn. Le retour est prévu dimanche soir à Namur

PROGRAMME :

🌎Participation à la COY (Conference of Youth) : événement réunissant des jeunes des quatre coins du monde pour discuter des enjeux climatiques.

🌎Participation au People’s Climate Summit : rassemblement d’ONG et de citoyens sensibles aux questions de justice climatique et mise en perspective des grands enjeux climatiques de demain.

🌎Participation à la grande marche citoyenne dans les rues de Bonn ou à l’action directe « Ende Gelände ».

Cette expérience unique te permettra d’avoir un très bon aperçu des enjeux et des discussions abordés lors d’une COP, mais aussi de participer aux actions concrètes qui visent à influencer l’opinion publique sur les questions de justice climatique. Tu pourras également vivre un rassemblement international de grande ampleur et créer des liens avec des réseaux actifs partout dans le monde.

DETAILS PRATIQUES :

Vu l’ampleur de l’événement LES PLACES SONT LIMITEES !!!

👉 Inscris-toi au plus vite à l’adresse fucid@unamur.be ou via un MP à Fucid Namur.

👉 En ce qui concerne la participation aux frais, la FUCID fait tout ce qu’elle peut pour vous obtenir les prix les plus démocratiques !

👉 A prévoir : de quoi vivre sur place (nourriture, transports en commun, …) + un petit budget pour le logement et le transport.

On revient vers vous au plus vite avec un budget plus précis !

Ca va être GRAND ! ✊✊✊

Résumé

Bébé rescapé d’un accident d’avion, Charles grandit dans la jungle africaine. Retrouvé par hasard grâce aux drones du Tout-puissant Google le jour de ses seize ans et ramené à sa famille, il va découvrir les misères de la civilisation dans une petite ville du Nord de l’Europe. La rage au ventre, il mettra tout en œuvre pour retourner d’où il vient et où l’attend l’amour de sa vie.

L’avis de la FUCID

Avec un ton acide, cynique et teinté d’humour, on retrouve Thomas Gunzig avec plaisir pour ce dernier roman. Il y dresse, à travers les yeux d’un ado au parcours atypique, un portrait sans pitié de notre société et de nos mœurs. Ecoles, politiques, consommation, réseaux sociaux… tout y passe ! À un point tel qu’on se demande, en refermant le livre, qui sont les « Sauvages » de l’histoire…

Outre cette critique nihiliste apportée par un transfert de points de vue inhabituel qui remet en question notre manière de vivre, l’Humain se montre au rendez-vous à travers deux aspects de cette lecture : une histoire d’amour d’abord, qui transcende tout, des chocs culturels au sens moral ; la mélodie des vers de grands poètes ensuite, dont le protagoniste principal connait chaque note. Au détour des pages on (re)découvre tantôt les mots de Baudelaire, tantôt ceux de Verlaine, de Musset, d’Apollinaire… Une respiration, dans cette ambiance épaisse; un retour à la simplicité, à la Beauté avec un grand B.

Un magnifique roman d’amour, classique et drôle, lyrique et cruel, sombre et optimiste.

Extrait

« Mes mensonges valaient bien tous ceux auxquels elle s’agrippait depuis toujours : quand elle était une petite fille et qu’on lui avait affirmé que le bonheur c’était une maison, un chien, des enfants et un mari qui bat la mesure et quand elle s’était mariée avec un homme dont l’ambition et l’autorité cristallisaient à ses yeux la plupart des caractéristiques du mâle dominant tel que défini par le libéralisme économique. »

Découvrir l’interview de Thomas Gunzig

En prêt libre au centre doc de la FUCID !