Apprendre en terre d’exil

Les futur·e·s soignant·e·s – en tant que victimes et témoins – ne sont pas épargné·e·s par les discriminations au sein du système scolaire. Or, le statut d’étudiant·e et les rapports inégaux de pouvoir qui les lie au personnel et aux enseignant·e·s leur laisse peu de possibilité de réagir. Cette analyse dit l’importance de prendre conscience, en tant qu’enseignant·e, de l’importance et des effets négatifs des discriminations, et d’en tenir compte dans les pratiques pédagogiques.

Comment former à l’interculturalité les futur·e·s assistant·e·s sociaux·ales venant de milieux socialement défavorisés ?

On pourrait penser que leur expérience des difficultés socio-économiques les amène à une ouverture plus grande à toute différence, quelle qu’elle soit. Ce n’est pas si simple. Dans la mesure où cette ouverture est cruciale chez des futur·e·s assistant·e·s sociaux·ales, appelé·e·s à être en contact avec des publics issus de l’immigration ou en difficulté sociale, on se demande dans cette analyse ce que l’école prévoit dans ses programmes « classiques », mais aussi quelles initiatives innovantes ont été prises, qui ouvrent des pistes pour une meilleure formation des publics les plus fragiles socialement à l’interculturalité.

Comment rendre compte des cultures africaines dans un spectacle sans renforcer les clichés du public ?

La FUCID a travaillé avec des étudiantes en médecine et des personnes d’origine africaine (essentiellement) à la création d’une pièce de théâtre interrogeant la capacité de notre système de soin d’accueillir les personnes soignées et soignantes d’origine étrangère. La pièce est-elle parvenue à rendre compte de systèmes de santé intériorisés par certaines personnes d’origine africaine sans les stigmatiser davantage auprès d’un public non averti ? Comment mettre en scène les différents modes de traitement au travers d’une création courte (une heure de spectacle) et se voulant attractive ?

ÉTUDE – Théâtre-action et interculturalité : les enseignements à tirer d’un dispositif

Cette étude, sous forme d’action-recherche, se penche sur l’apport du dispositif de théâtre-action avec un groupe multiculturel dans une démarche d’éducation permanente, et s’adresse aux acteur·rice·s du monde associatif désireux·ses de se lancer dans une démarche similaire. Elle retrace les réflexions critiques qui ont jalonné la création de la pièce, et met en exergue à la fois les conditions de réussite (et les erreurs de parcours) d’un tel processus multiculturel et ses effets. Dans quelle mesure ce projet est-il moteur d’une transformation sociale ?

La décroissance pour l’Afrique vue par des Africain·e·s. Point de départ pour un dialogue Nord/Sud

Il existe chez les décroissancistes deux écoles : un courant, largement majoritaire, qui promeut la décroissance uniquement dans les pays dits « du Nord », et quelques auteur·e·s téméraires partisan·e·s d’une décroissance aussi pour les pays dits « du Sud ». Qu’en pensent les principaux·ales intéressé·e·s ? Un survol de la littérature laisse le·a lecteur·trice sur sa faim : très rares sont les penseur·se·s issu·e·s du « Sud », et plus particulièrement les penseur·se·s africain·e·s, à s’être exprimé·e·s sur la question. La FUCID a tenté de pallier ce manque en introduisant le débat auprès d’une dizaine de personnes issues de pays africains.

Mobiliser en faveur de la décroissance : de la théorie à la pratique – théorie vs. pratique

Retrouvez ici trois analyses d’Anne-Sophie Tirmarche sur le thème de la décroissance. Exposé·e·s aux tentations de la société de consommation, qu’ils/elles critiquent pourtant acerbement, les militant·e·s de la décroissance vivent en tension permanente entre la conviction et la pratique. Une cohérence totale entre les convictions et la pratique est-elle possible ? Dans quelle mesure la radicalité des décroissancistes est-elle viable au quotidien ? Comment mobiliser les citoyen·ne·s de sorte qu’ils/elles se tournent volontairement vers la simplicité volontaire, quand la frugalité est perçue comme un sacrifice ? Des militant·e·s de la décroissance ont partagé leur vécu avec la FUCID et tenté de déceler la meilleure façon de donner aux citoyen·ne·s une envie de sobriété heureuse.