Quels engagements face à l’effondrement ?

Le 17 février 2020, la FUCID organisait, en collaboration avec l’Institut Transition, un café-philo sur le thème : “La collapsologie, nouvelle forme d’utopie ?” Suite à cette rencontre, Alix Buron, chargée de communication à la Fucid, développe dans une analyse une série de questionnements : quels discours pour sensibiliser aux thématiques environnementales ? Quels imaginaires pour quels types d’actions ? Mais surtout : un engagement citoyen est-il seulement envisageable quand on pense que tout peut s’effondrer ?

Donner du sens à l’engagement – Expérience d’un marrainage avec des femmes demandeuses d’asile

Astrid Modera, assistante/doctorante au Département de Sciences, Philosophies et Sociétés à l’UNamur et bénévole FUCID a eu l’occasion de participer au projet “marrainage” co-organisé par la FUCID et le centre d’accueil Pierre Bleue d’Yvoir : un projet ayant pour but de mettre en relation des femmes demandeuses d’asile et des femmes extérieures au centre. De son engagement, Astrid Modéra tire une série de réflexions critiques touchant aux problématiques de l’interculturalité et de l’engagement.

Pas de transition sans co-construction et mise en commun de savoirs pluriels : le cas dans l’agriculture

Dans la foulée de ses réflexions et actions autour de « la transition juste », la FUCID, en partenariat avec l’Institut Transitions de l’UNamur, propose, au départ des propositions d’un groupe de base de travail, des espaces d’échange d’expériences, de parole et de réflexion aux citoyen·ne·s. Ces espaces sont notamment proposés sous la forme « d’ateliers-débats » et de « cafés philo », en soirée, afin de permettre plus facilement à tout·e un·e chacun·e d’y participer. La question qui nous préoccupe ce soir de novembre : « Quels modèles de transition pour notre agriculture ? ». Cette analyse, en plus d’explorer les différentes réflexions soulevées par les participant·e·s sur les modèles d’agriculture durable, interroge : comment donc explorer la dimension collective de la parole en tissant ensemble les fils de réflexion qui nous soient réellement communs et effectivement co-construits ?

Séjours de sensibilisation au Sud et engagement citoyen

Depuis sa création en 1976, la FUCID a régulièrement proposé des activités dans des pays du Sud, telles que des séjours d’immersion pour étudiants, professeurs et membres du personnel de l’Université ou des micro-projets de développement pour chercheurs ou professeurs. L’objectif de ces différentes activités était de sensibiliser la communauté universitaire, sur le terrain, à des problématiques sociales, environnementales, économiques ou politiques qui questionnent les relations Nord-Sud et dès lors, nos engagements en tant qu’acteurs des pays du Nord. Ces dernières années la FUCID s’est toutefois largement désinvestie au Sud, optant pour un élargissement de ses activités Nord, mais il semble désormais opportun de retisser des liens au Sud. Mais pourquoi voyager au Sud ? Est-ce bien responsable écologiquement ? Comment trouver un compromis ? Une réflexion de Stéphane Leyens, directeur de la FUCID.

S’engager, se mobiliser et s’organiser !

Nous pouvons l’observer tous les jours, et dans beaucoup de domaines : les formes d’engagement et de mobilisation sont plurielles et « à géométrie variable » en fonction des contextes, des enjeux ou encore des personnes. Mais faut-il encore savoir de quel type d’engagement nous parlons ! En effet, être « engagé » ne nécessite pas forcément de dynamique collective ou de revendication politique. « Mobiliser », « sensibiliser », « rendre engagé », « émanciper », la définition des concepts de l’engagement et de la mobilisation font encore débat au sein des ONG. La FUCID n’est, elle non plus, pas exempte de ces questionnements de fond et se trouve parfois démunie devant le caractère « aléatoire » de l’engagement et de la présence des jeunes comme moteurs à ses activités. Cette analyse de Sarah Beaulieu, chargée de projets en éducation permanente, questionne les logiques de mobilisation, dans une logique d’éducation populaire et permanente basée sur les apports de deux penseur·euse·s du Sud et du Nord de la planète.

Rééquilibrer pour décoloniser : à la recherche d’autonomie

Le 18 octobre 2019, Uni4Coop – dont la FUCID est membre – et ARES organisaient une journée de réflexion intitulée “globalisation des savoirs”. Axel Gossiaux, doctorant en sciences politiques et sociales, a pu interroger cinq participant·es à cette journée – des boursier·ières de l’ARES issus de cinq pays anciennement colonisés – afin de comprendre de quoi la décolonisation des savoirs pouvait-elle être le nom pour ces cinq jeunes. Dans un contexte où « la planète est devenue un village », il convient en effet de réfléchir à l’équilibre des circulations de connaissance et d’idées, pour faire face aux nombreux défis qui se posent à l’humanité. Les réflexions formulées et les pistes d’action avancées par les personnes interviewées participent ainsi aux renversements de perspectives qu’appellent la décolonisation des savoirs et l’entreprise décoloniale de manière générale.