Rééquilibrer pour décoloniser : à la recherche d’autonomie

Le 18 octobre 2019, Uni4Coop – dont la FUCID est membre – et ARES organisaient une journée de réflexion intitulée “globalisation des savoirs”. Axel Gossiaux, doctorant en sciences politiques et sociales, a pu interroger cinq participant·es à cette journée – des boursier·ières de l’ARES issus de cinq pays anciennement colonisés – afin de comprendre de quoi la décolonisation des savoirs pouvait-elle être le nom pour ces cinq jeunes. Dans un contexte où « la planète est devenue un village », il convient en effet de réfléchir à l’équilibre des circulations de connaissance et d’idées, pour faire face aux nombreux défis qui se posent à l’humanité. Les réflexions formulées et les pistes d’action avancées par les personnes interviewées participent ainsi aux renversements de perspectives qu’appellent la décolonisation des savoirs et l’entreprise décoloniale de manière générale.

Décoloniser pour révolutionner

Dans un contexte où l’hégémonie occidentale semble être remise en question dans toutes ses formes et dans tous ses champs d’application, le Sud devient de façon croissante le centre des conversations et du devenir de la planète. Dès lors, de plus en plus de pensées plaident pour le décentrement et la fin du monopole de « l’Occident » sur la production, la représentation, la diffusion et, de manière plus générale, sur notre propre rapport aux « savoirs ». En d’autres mots, il s’agit de décoloniser les savoirs. Une analyse afin de susciter la réflexion sur le sujet tout en le replaçant dans son contexte historique.

Économie et gestion à l’université : le temps de la transition ?

Afin de promouvoir l’égalité climatique, terreau d’une meilleure redistribution des richesses et garante de justice et de paix, il est indispensable que l’éducation supérieure soit au centre de cette réflexion. L’objectif : préparer les étudiant·e·s à un autre management, humaniste, solidaire, ouvert sur le monde, conscient des enjeux écologiques et sociétaux actuels. Il convient dès lors d’identifier collectivement des mesures concrètes, applicables à différentes échelles, en accord avec les valeurs du mouvement de la Transition…

La décroissance pour l’Afrique vue par des Africain·e·s. Point de départ pour un dialogue Nord/Sud

Il existe chez les décroissancistes deux écoles : un courant, largement majoritaire, qui promeut la décroissance uniquement dans les pays dits « du Nord », et quelques auteur·e·s téméraires partisan·e·s d’une décroissance aussi pour les pays dits « du Sud ». Qu’en pensent les principaux·ales intéressé·e·s ? Un survol de la littérature laisse le·a lecteur·trice sur sa faim : très rares sont les penseur·se·s issu·e·s du « Sud », et plus particulièrement les penseur·se·s africain·e·s, à s’être exprimé·e·s sur la question. La FUCID a tenté de pallier ce manque en introduisant le débat auprès d’une dizaine de personnes issues de pays africains.

Le rôle de la société civile dans l’évolution et la transformation des pratiques politiques et sociales. Le cas du Burundi

L’émergence de la société civile est certainement l’un des faits les plus marquants des trois dernières décennies au Burundi. Cette dynamique associative a connu un coup d’accélérateur avec la crise, qui a débuté le 21 octobre 1993. Dans la plupart des cas, les associations sont nées pour répondre aux défis et aux besoins engendrés par la crise et, surtout, pour faire face aux carences de l’Etat, incapable de remplir ses missions traditionnelles, car affecté par la crise.

La société civile africaine : quelles expériences dans la remise en cause de l’ordre établi ?

Au regard du développement, des dynamiques actuelles des sociétés et des limites avérées des élites africaines à transformer l’Etat en profondeur, comment les sociétés civiles pourraient-elles jouer un rôle moteur, réformateur, « transformateur », voire « révolutionnaire » dans la remise en cause de l’ordre établi ? Comment pourraient-elles contribuer à construire des systèmes politiques « modernes », efficaces, justes et durables ?