Climat, migrations, inégalités : les oppressions interconnectées face au « Tous pour le climat »

L’été 2021 fut celui de tous les records, entre inondations, incendies canicules… Des extrêmes toujours plus exacerbés qui nous font ressentir pleinement la réalité du changement climatique. Mais pour certaines populations, les effets sont d’autant plus violents qu’elles subissent déjà de multiples oppressions : classisme, sexisme, néocolonialisme, homophobie,… au Nord comme au Sud, le changement climatique, désigné comme grande problématique mondiale, a en effet des conséquences bien différenciées, ses responsables, ses gagnants et ses victimes. Dans cette analyse, Alix Buron, chargée de projets à la FUCID, explore ainsi les multiples inégalités face au changement climatique, en s’arrêtant particulièrement sur les questions de justice sociale et de migrations environnementales – sur ce qui pousse certaines personnes à traverser les frontières… et d’autres à se réfugier derrière celles-ci.

De la frontière sanitaire aux frontières migratoires

La fermeture des frontières, liée à la lutte contre la propagation du Covid-19, nous aurait semblé inimaginable il y a moins d’un an. En effet, jamais les ressortissant·e·s européen·ne·s n’ont connu de telles restrictions de déplacement de leur vivant, si ce n’est durant la guerre. Pour d’autres, cependant, les frontières font déjà partie de leur réalité quotidienne, et leur parcours migratoire est devenu encore plus long et périlleux suite à ces nouvelles restrictions. Dans cette analyse, Alix Buron, chargée de communication et chargée de projets à la FUCID, met en lien frontières sanitaires, frontières migratoires et traitement des personnes migrantes, pour interroger l’effet des frontières sur nos esprits, notre vision de la solidarité, et la réalité sur le terrain.

L’apprentissage par l’expérience au service de l’engagement des étudiant·e·s

Les questions liées à l’engagement chez les jeunes font partie des réflexions de nombreuses associations. Comment susciter ou accompagner chez ce public l’envie d’agir pour combattre les injustices, le besoin de s’engager pour défendre ses valeurs ? Comment l’encourager à exercer une citoyenneté plus responsable ? La FUCID, en tant qu’ONG du campus namurois, n’échappe pas à ces questionnements, et sa spécificité fait qu’elle développe également ces enjeux sous l’angle de processus intégrés dans les cursus. Dans cette analyse, Antoine Stasse, chargé de projets à la FUCID, explore ainsi un processus pédagogique adapté à des objectifs d’engagement, développé par la FUCID dans le cadre de stages dits solidaires, au sein de la faculté de droit de l’UNamur.

« OK Boomer » à l’heure du Covid-19

Tandis qu’un second confinement a de nouveau fermé nos horizons, différents narratifs sur cette crise sanitaire ont pu naître et mourir dans les médias. L’un de ceux-ci : le classique « les vieux contre les jeunes », avec des jeunes considérés comme particulièrement irresponsables, ou, au contraire, comme premières victimes d’une crise sanitaire qui deviendra bientôt une crise économique – cela afin de protéger les personnes plus âgées. Que penser alors de cette narration, mettant en évidence les oppositions entre générations, face à une situation nécessitant une solidarité de tous et toutes ? Quels parallèles peut-on faire avec une autre crise, celle du climat, où le clivage jeunes/vieux a été abondamment mis en avant ?Une analyse d’Alix Buron, chargée de projets à la FUCID, qui casse préjugés et oppositions afin de mettre en lumière les lignes de fractures occultées par ces discours.

Écologies du Nord et du Sud : les communs comme exemple de réappropriation populaire de l’environnement naturel et urbain

Que peuvent nous enseigner les communautés indigènes et paysannes d’Amérique latine sur notre propre vision de l’écologie ? Comment créer des ponts entre leurs conceptions, leurs luttes, qui peuvent sembler si lointaines, et notre propre quotidien ? Du Nord au Sud, des quartiers populaires aux quartiers riches, du présent au passé, Alix Buron, chargée de projets à la FUCID, explore nos façons de concevoir la nature ou le territoire, afin d’interroger leur appropriation de plus en plus généralisée – notamment par les grandes multinationales – et faire lien entre ceux et celles qui s’y opposent.