Engagement et influences de la diaspora dans son pays d'origine : le cas du Sénégal

Les changements environnementaux, y compris climatiques, impactent fortement les pays d’Afrique de l’Ouest. Et leurs conséquences sur les populations ne devraient pas être dépolitisées. En effet, les rapports de pouvoirs influencent fortement les capacités d’adaptation des communautés affectées, notamment au Sénégal. Les relations sociales des Sénégalais sont aussi perturbées par plus d’un demi-siècle de mondialisation. Parmi ces changements sociaux et environnementaux, les mobilités humaines jouent un rôle crucial. Quel est le rôle de la migration dans les (modifications de) relations de pouvoirs et la résilience sociale face aux changements climatiques ? Dans cette analyse, Samuel Lietar, chercheur en migration environnementale (ULB, UNU-CRIS), et Alassane Beye, enseignant-chercheur spécialisé en sociologie électorale à l’UGB de Saint-Louis (Sénégal) nous offrent une piste de réponse à travers le cas de villages sahéliens au nord du Sénégal et leurs relations avec les membres issus de « leur diaspora » en Belgique. Un article à retrouver dans notre prochain FOCUS, la revue de la FUCID !

Dérèglements climatiques et migrations : une fatalité ? Entretien avec Jelena Luyts

Jelena Luyts est doctorante-chercheuse à l’Université de Namur, au département de géographie, depuis deux ans. Son travail : comprendre comment les communautés rurales du Nord du Sénégal s’adaptent aux changements de leur environnement en fonction de leur vécu et de leurs perceptions. Il s’agit en effet d’une zone aride et impactée par le dérèglement climatique, alors que beaucoup de ses habitant·e·s vivent de la terre. Un travail qui peut nous enseigner beaucoup sur les perceptions et les dynamiques d’adaptation à ces changements climatiques, négociées au quotidien par ces populations. L’une de ces adaptations : la migration. Un article à retrouver dans notre prochain FOCUS, la revue de la FUCID !

ÉTUDE - Les petits gestes pour le climat : à prendre ou à laisser ?

Les manifestations concrètes de la crise écologique mondiale sont de plus en plus nombreuses et fréquentes. Face à cette réalité, les réponses apportées peuvent être multiples. L’une d’elles, qui a particulièrement le vent en poupe, consiste à s’engager individuellement à travers des petits gestes, qui peuvent aller de la fermeture du robinet lorsqu’on se brosse les dents à la transition vers un régime végétarien en passant par une utilisation accrue voire exclusive des transports en commun ou du vélo pour nos déplacements. En tant que chargé de projets à la FUCID, Antoine Stasse, auteur de cette étude, accompagne régulièrement des groupes d’étudiants et étudiantes qui souhaitent réfléchir à différents enjeux sociétaux. Lorsqu’ils abordent des questions écologiques ainsi que les choses à mettre en place afin de répondre à la crise actuelle, les solutions les plus énoncées tournent très souvent autour de ces petites actions individuelles. Cette étude est une façon de comprendre pourquoi, et pousser plus loin la réflexion autour de ces questions : comment expliquer un tel engouement pour les petits gestes individuels de la part des jeunes ? Ce mode d’action permet-il d’en comprendre et d’en combattre efficacement les causes ? Pourquoi cette rhétorique des écogestes fait-elle l’objet d’autant de critiques par une partie de la société – à tort, à raison, ou à tort et à raison – tout en étant mise en avant par une autre partie de celle-ci ? Ces petites actions sont-elles vraiment la solution ? Ou au contraire, faut-il les abandonner ? Une remise en perspective sur les manières de s’engager afin de lutter contre la crise climatique, ainsi que sur leur potentiel de changement. 

Lexique sur la migration : ce qui se cache derrière les mots

Migrant, réfugié, demandeur d'asile, sans-papier, déplacé environnemental,... S’y retrouver dans le vocabulaire lié à la migration n’est pas une mince affaire, surtout lorsque de nombreux médias, discours politiques ou publics ont tendance à véhiculer des clichés qui peuvent brouiller ce qu’est la réalité migratoire aujourd’hui. Par ailleurs, beaucoup de définitions retrouvées dans les lexiques sur la migration sont purement légales et, si connaître le droit derrière les mots est nécessaire, il est aussi essentiel de comprendre les réalités systémiques et les relations de domination derrière ces définitions. C’est ce que propose ce lexique de la FUCID, dans un passage en revue forcément incomplet, mais certainement un peu décalé des définitions habituelles. Un article à retrouver dans notre prochain FOCUS, la revue de la FUCID !

L’accès aux études, un droit pour tou·te·s ? Partie 2

Alors que, dans le monde, 37% des 19-23 ans ont accès à un enseignement postsecondaire (75% en Europe et Amérique du Nord), seulement 3% des personnes réfugiées parviennent à entrer dans ce type de programme. Un fossé qui est creusé, en Belgique, par une multitude de freins socio-économiques, administratifs, culturels, ou encore des discriminations racistes, et ce malgré un engagement de nombreuses universités et hautes écoles pour enforcer leur hospitalité et l'accompagnement de ces étudiant·e·s. Alors, quels sont les constats, et quelles pistes de solutions peuvent être envisagées ? Une analyse d'Alix Buron, chargée de projets à la FUCID, suite à une rencontre organisée par le kot à projets Amnesty International de l’UNamur en collaboration avec la FUCID, mêlant témoignages d’étudiant·e·s réfugié·e·s ou en processus de demande d’asile et souhaitant poursuivre leurs études supérieures, et réactions du député à la Fédération Wallonie-Bruxelles et membre de la commission de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports, Rodrigue Demeuse. (Cette analyse peut se lire indépendamment de la partie 1).