De la frontière sanitaire aux frontières migratoires

La fermeture des frontières, liée à la lutte contre la propagation du Covid-19, nous aurait semblé inimaginable il y a moins d’un an. En effet, jamais les ressortissant·e·s européen·ne·s n’ont connu de telles restrictions de déplacement de leur vivant, si ce n’est durant la guerre. Pour d’autres, cependant, les frontières font déjà partie de leur réalité quotidienne, et leur parcours migratoire est devenu encore plus long et périlleux suite à ces nouvelles restrictions. Dans cette analyse, Alix Buron, chargée de communication et chargée de projets à la FUCID, met en lien frontières sanitaires, frontières migratoires et traitement des personnes migrantes, pour interroger l’effet des frontières sur nos esprits, notre vision de la solidarité, et la réalité sur le terrain.

L’apprentissage par l’expérience au service de l’engagement des étudiant·e·s

Les questions liées à l’engagement chez les jeunes font partie des réflexions de nombreuses associations. Comment susciter ou accompagner chez ce public l’envie d’agir pour combattre les injustices, le besoin de s’engager pour défendre ses valeurs ? Comment l’encourager à exercer une citoyenneté plus responsable ? La FUCID, en tant qu’ONG du campus namurois, n’échappe pas à ces questionnements, et sa spécificité fait qu’elle développe également ces enjeux sous l’angle de processus intégrés dans les cursus. Dans cette analyse, Antoine Stasse, chargé de projets à la FUCID, explore ainsi un processus pédagogique adapté à des objectifs d’engagement, développé par la FUCID dans le cadre de stages dits solidaires, au sein de la faculté de droit de l’UNamur.

« OK Boomer » à l’heure du Covid-19

Tandis qu’un second confinement a de nouveau fermé nos horizons, différents narratifs sur cette crise sanitaire ont pu naître et mourir dans les médias. L’un de ceux-ci : le classique « les vieux contre les jeunes », avec des jeunes considérés comme particulièrement irresponsables, ou, au contraire, comme premières victimes d’une crise sanitaire qui deviendra bientôt une crise économique – cela afin de protéger les personnes plus âgées. Que penser alors de cette narration, mettant en évidence les oppositions entre générations, face à une situation nécessitant une solidarité de tous et toutes ? Quels parallèles peut-on faire avec une autre crise, celle du climat, où le clivage jeunes/vieux a été abondamment mis en avant ?Une analyse d’Alix Buron, chargée de projets à la FUCID, qui casse préjugés et oppositions afin de mettre en lumière les lignes de fractures occultées par ces discours.

Écologies du Nord et du Sud : les communs comme exemple de réappropriation populaire de l’environnement naturel et urbain

Que peuvent nous enseigner les communautés indigènes et paysannes d’Amérique latine sur notre propre vision de l’écologie ? Comment créer des ponts entre leurs conceptions, leurs luttes, qui peuvent sembler si lointaines, et notre propre quotidien ? Du Nord au Sud, des quartiers populaires aux quartiers riches, du présent au passé, Alix Buron, chargée de projets à la FUCID, explore nos façons de concevoir la nature ou le territoire, afin d’interroger leur appropriation de plus en plus généralisée – notamment par les grandes multinationales – et faire lien entre ceux et celles qui s’y opposent.

ÉTUDE- L’éducation permanente en lutte contre le racisme et la colonialité en Belgique francophone ?

L’histoire coloniale belge est loin de se conjuguer uniquement au passé. Discriminations, débats autour de l’Africa Museum ou des statues coloniales dans l’espace public… L’actualité entourant la mort de George Floyd a elle aussi fait rejaillir la nécessité du combat antiraciste partout dans le monde. Cela dit, les Afrodescendant·e·s belges n’ont pas attendu d’hypothétiques excuses pour la période coloniale et des promesses de politiques concrètes pour organiser les formes de lutte à plusieurs niveaux et à travers de multiples enjeux ! Aujourd’hui en Belgique, le militantisme, l’activisme et les pensées décoloniales se font de plus en plus visibles et n’ont cessé de conscientiser avec une détermination à toutes épreuves. Dans cette étude passionnante, Axel Mudahemuka C. Gossiaux, doctorant au sein du Centre d’Études de l’Ethnicité et des Migrations, revient sur l’histoire coloniale belge, l’émergence du Black Lives Matter, ainsi qu’une série d’initiatives décoloniales, et interroge : décolonisations et éducation permanente sont-ils vecteurs de démocratie culturelle ?