L’apprentissage par l’expérience au service de l’engagement des étudiant·e·s

Les questions liées à l’engagement chez les jeunes font partie des réflexions de nombreuses associations. Comment susciter ou accompagner chez ce public l’envie d’agir pour combattre les injustices, le besoin de s’engager pour défendre ses valeurs ? Comment l’encourager à exercer une citoyenneté plus responsable ? La FUCID, en tant qu’ONG du campus namurois, n’échappe pas à ces questionnements, et sa spécificité fait qu’elle développe également ces enjeux sous l’angle de processus intégrés dans les cursus. Dans cette analyse, Antoine Stasse, chargé de projets à la FUCID, explore ainsi un processus pédagogique adapté à des objectifs d’engagement, développé par la FUCID dans le cadre de stages dits solidaires, au sein de la faculté de droit de l’UNamur.

« OK Boomer » à l’heure du Covid-19

Tandis qu’un second confinement a de nouveau fermé nos horizons, différents narratifs sur cette crise sanitaire ont pu naître et mourir dans les médias. L’un de ceux-ci : le classique « les vieux contre les jeunes », avec des jeunes considérés comme particulièrement irresponsables, ou, au contraire, comme premières victimes d’une crise sanitaire qui deviendra bientôt une crise économique – cela afin de protéger les personnes plus âgées. Que penser alors de cette narration, mettant en évidence les oppositions entre générations, face à une situation nécessitant une solidarité de tous et toutes ? Quels parallèles peut-on faire avec une autre crise, celle du climat, où le clivage jeunes/vieux a été abondamment mis en avant ?Une analyse d’Alix Buron, chargée de projets à la FUCID, qui casse préjugés et oppositions afin de mettre en lumière les lignes de fractures occultées par ces discours.

Susciter un engagement citoyen réfléchi à l’université : l’apport de la collaboration avec le monde associatif.

Pour la première fois en 2019-2020, les étudiant·e·s de l’UNamur ont eu l’occasion de choisir entre le cours de sciences religieuses et l’activité d’engagement citoyen, leur proposant de s’engager comme volontaire dans un projet associatif visant des objectifs de justice sociale/environnementale ou dans une entreprise d’économie sociale et solidaire. Cette activité, en collaboration avec la FUCID, a-t-elle permis aux étudiant·e·s de découvrir d’autres réalités et d’interroger leur propre positionnement d’étudiant·e et de citoyen·ne ? Quels apports le monde associatif peut-il amener au sein d’une formation universitaire ? Une analyse de Natalie Rigaux, responsable de l’activité d’engagement citoyen à l’UNamur.

Apprendre par la grève

Les 8 et 9 mars dernier, les femmes belges se sont mises en grève : une grève du travail rémunéré, du soin aux autres, de la consommation et une grève étudiante. Elles ont en effet rejoint un mouvement mondial, en choisissant un processus participatif et horizontal, depuis maintenant deux ans. Cette forme de mobilisation a notamment trouvé un écho auprès des jeunes de 18-25 ans, public cible de la FUCID en tant qu’ONG universitaire. Suite à une rencontre avec le Collecti.e.f 8 maars, Alix Delvigne, chargée de projet à la FUCID, s’interroge donc : comment analyser, apprendre, s’inspirer, de cette démarche ?

Le bar de l’humanité

En janvier 2020, dans le cadre d’un projet mené par la FUCID, Matteo Pasanisi a eu l’occasion de voyager, avec 11 autres étudiant·e·s, à Nice, afin de découvrir des militant·e·s engagé·e·s quotidiennement auprès des migrant·e·s. Parmi ces rencontres, l’une l’aura particulièrement marqué : celle de Delia, gérante du Hobbit Bar. À travers cette analyse, Matteo nous partage son témoignage et ses réflexions sur la responsabilité citoyenne face à l’urgence migratoire.

Quels engagements face à l’effondrement ?

Le 17 février 2020, la FUCID organisait, en collaboration avec l’Institut Transition, un café-philo sur le thème : “La collapsologie, nouvelle forme d’utopie ?” Suite à cette rencontre, Alix Buron, chargée de communication à la Fucid, développe dans une analyse une série de questionnements : quels discours pour sensibiliser aux thématiques environnementales ? Quels imaginaires pour quels types d’actions ? Mais surtout : un engagement citoyen est-il seulement envisageable quand on pense que tout peut s’effondrer ?