Séjours de sensibilisation au Sud et engagement citoyen

Depuis sa création en 1976, la FUCID a régulièrement proposé des activités dans des pays du Sud, telles que des séjours d’immersion pour étudiants, professeurs et membres du personnel de l’Université ou des micro-projets de développement pour chercheurs ou professeurs. L’objectif de ces différentes activités était de sensibiliser la communauté universitaire, sur le terrain, à des problématiques sociales, environnementales, économiques ou politiques qui questionnent les relations Nord-Sud et dès lors, nos engagements en tant qu’acteurs des pays du Nord. Ces dernières années la FUCID s’est toutefois largement désinvestie au Sud, optant pour un élargissement de ses activités Nord, mais il semble désormais opportun de retisser des liens au Sud. Mais pourquoi voyager au Sud ? Est-ce bien responsable écologiquement ? Comment trouver un compromis ? Une réflexion de Stéphane Leyens, directeur de la FUCID.

S’engager, se mobiliser et s’organiser !

Nous pouvons l’observer tous les jours, et dans beaucoup de domaines : les formes d’engagement et de mobilisation sont plurielles et « à géométrie variable » en fonction des contextes, des enjeux ou encore des personnes. Mais faut-il encore savoir de quel type d’engagement nous parlons ! En effet, être « engagé » ne nécessite pas forcément de dynamique collective ou de revendication politique. « Mobiliser », « sensibiliser », « rendre engagé », « émanciper », la définition des concepts de l’engagement et de la mobilisation font encore débat au sein des ONG. La FUCID n’est, elle non plus, pas exempte de ces questionnements de fond et se trouve parfois démunie devant le caractère « aléatoire » de l’engagement et de la présence des jeunes comme moteurs à ses activités. Cette analyse de Sarah Beaulieu, chargée de projets en éducation permanente, questionne les logiques de mobilisation, dans une logique d’éducation populaire et permanente basée sur les apports de deux penseur·euse·s du Sud et du Nord de la planète.

Quel sens à partir s’engager au Sud ?

Doit-on aujourd’hui avoir voyagé pour être quelqu’un ? Et encore plus si l’on veut se dire concerné.e par le Sud ou les inégalités ? Le voyage est-il devenu un passage obligé pour se construire comme une personne qui vaut la peine d’être rencontrée ? L’auteur, François Struzik, photoreporter, nous propose un voyage imagé qui offre des pistes de réponse à ces questions.

La transition, c’est par/pour les riches ?

Tout le monde peut-il devenir un acteur·rice de la transition ou ce type d’engagement est-il réservé à certaines marges de la société ? Comment s’assurer, dans un contexte d’urgence climatique, que tou·te·s puissent participer à la transition ?